Le Québec s’anglicise

imagesCA5ADNWCLe Québec s’anglicise, il n’y a pas de doute, les signes nous sautent aux yeux tous les jours.  Le problème est tel que l’office Québécois de la langue Française doit s’en mêler.  Même la loi 101 est plus ou moins respectée.

Le gouvernement a eu la bonne idée de la loi 101 mais ne s’est pas donné les moyens de la faire respecter, à tel point que l’OQLF projette de donner des subventions aux entreprises pour les aider à traduire leurs affichages en français.  C’est un non sens, la solution ne passe pas uniquement par des lois mais aussi par le peuple, par nous tous finalement.

Une bonne loi n’est pas suffisante

A Montréal, on se plaint qu’il est parfois difficile de se faire servir en français, c’est un fait et ce phénomène va aller en s’accentuant car on ne fait rien pour décourager cet état de chose.  Quand on entre dans un commerce où le personnel nous aborde en anglais que fait-on ?  On se force pour parler le petit peu d’anglais que nous connaissons afin de se faire comprendre et, en bout de ligne, on achète.

On devrait exiger d’être servi dans notre langue et si c’est impossible on sort de l’établissement sans faire aucune transaction.  Voilà une partie de la solution si tout le monde faisait ça, les choses changeraient.  Il faut se respecter et se faire respecter.  Nous sommes Québécois et nous parlons français alors que ceux qui espèrent faire des affaires au Québec s’organisent pour communiquer avec nous dans notre langue.

Soyons fiers de notre langue

Il faut aussi être fiers de notre langue l’aimer et la respecter au point d’apprendre à la parler correctement et aussi à l’écrire de façon acceptable.  À voir comment les jeunes écrivent aujourd’hui il n’y a pas de quoi se réjouir, l’avenir du français est loin d’être assuré.  Leur manière de parler n’est guère mieux.  Ce n’est pas à coup de cal… de tab… qu’on va enrichir notre belle langue française et dans ce domaine, la télévision ne nous aide pas beaucoup.  Dans certains téléromans, on entend dans une demi-heure d’émission, autant de sacres que l’on peut en entendre durant une journée entière passée dans une usine ou un camp de bûcherons et c’est encore pire dans l’industrie du film.

Le paradoxe Québécois

Les Québécois sont parfois difficiles à suivre, on s’indigne que Stephen Harper nomme des juges unilingues anglais à la cour suprême.  On s’est également indigné quand on a découvert que deux cadres supérieurs de la caisse de dépôt et de placement du Québec étaient unilingues anglais.  Pourtant, on tolère et on applaudit à deux mains les exploits du Canadien de Montréal, une organisation unilingue anglaise à plus de 80%.

Ne devrait-on pas exiger que les joueurs du Canadien apprennent le français.  Il me semble que le club de hockey qui représente la plus grande cité française en Amérique du nord devrait parler la langue de la ville qui l’accueille.  On ne pardonne pas à David Smith de la CDPQ de ne pas avoir appris un seul mot de français même s’il habite Montréal depuis onze ans, pourtant on a pardonné à Saku Koivu le même péché.

Une menace réelle

La principale menace pour la langue française ne vient peut-être pas des Anglais… mais de nous‑mêmes.  Si nous ne faisons pas attention, si nous ne réagissons pas, dans quelques années, nous nous retrouverons avec une espèce de jargon propre à nous-mêmes et compris uniquement de nous-mêmes.  Nous serons alors un peu plus isolés de la communauté internationale.

Billos

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