Anticosti et anti-pétrole.

Pétrole anticostiLe 13 février 2014, on pouvait lire dans les journaux que le gouvernement du Québec, représenté par sa première ministre Pauline Marois, s’était entendu avec Pétrolia, Corridor ressources et Maurel & Prom, de plus une entente de principe était intervenue entre Junex et Ressources Québec (RQ) dans le but de réaliser un programme d’exploration du sous-sol de l’Île-d’Anticosti.

Ces programmes d’exploration ont pour but de connaître le potentiel pétrolier de l’Île. « Aujourd’hui, le Québec reprend ses droits sur des ressources naturelles qui lui appartiennent collectivement et qui doivent profiter à tous les Québécois. Les partenariats que nous annonçons aujourd’hui, qui couvrent la quasi-totalité des permis de toute l’Île-d’Anticosti, nous permettront de savoir une fois pour toutes s’il y a du pétrole sur cette île du Saint-Laurent. » déclarait Mme Marois.  Au terme de cette entente le gouvernement du Québec devient partenaire à la hauteur de 35% dans le projet.

Projet prometteur

L’exploration se tiendra en 2 phases. Premièrement il faudra déterminer quelle est la quantité et quel type de pétrole se trouvent dans le sous-sol d’Anticosti. La deuxième phase consistera à déterminer si l’exploitation en vaut la peine, bref si c’est rentable. Il y a aussi le prix des hydrocarbures sur les marchés qui va influencer la décision.

Si le prix du pétrole devait se raffermir, dans un avenir plus ou moins rapproché, le gouvernement Québécois pourrait obtenir environ 60% des bénéfices sur l’exploitation des hydrocarbures, si on tient compte des retombées économiques de toutes sortes. Bref cela représente près de 45 milliards de dollars sur 30 ans en redevances, impôts et de bénéfices reliés aux prises de participation.

« Avec ces projets d’exploration, nous pourrons développer notre expertise dans la filière des hydrocarbures et contribuer à la mise en place d’une industrie efficace, sécuritaire et respectueuse de l’environnement » a conclu la première ministre Marois.

Une menace à l’horizon

Mais voilà que tous ces beaux projets sont maintenant menacés. Le gouvernement a changé et le nouveau premier ministre du Québec menace de se retirer de l’entente et de tout foutre en l’air. Pourtant le Québec aurait bien besoin de diversifier ses revenus au lieu de toujours se fier sur les taxes des contribuables.

Mais M. Couillard, depuis son voyage en France, ( conférence sur le changement climatique ) est devenu vert foncé, du moins en apparence, ne veut plus rien savoir de l’exploitation pétrolifère au Québec. Pourtant en 2016 le Québec recevra en péréquation environ 10 milliards de dollars provenant du pétrole sale de l’Alberta… et M. Couillard acceptera le chèque. Belle logique !

Le retrait du Québec sur ce projet nous coûtera une fortune car les partenaires déchus poursuivront, ils réclameront les sommes déjà investies, en plus de plusieurs millions en compensation sans oublier les frais juridiques et autres.

Message aux investisseurs

En agissant de la sorte le gouvernement Québécois passe un bien mauvais message aux investisseurs étrangers qui se diront que le Québec n’est pas fiable qu’il ne respecte pas sa parole.

Billos

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