Comment on ferme un hôpital

Est-ce facile de fermer un hôpital? Si on vous posait la question que répondriez-vous? Probablement que votre réponse serait non. Et vous argumenteriez que la résistance de la population serait un obstacle pratiquement insurmontable et, à première vue, on vous donnerait raison.

Mais ce que vous ignorez c’est qu’il existe une recette quasi infaillible pour y arriver. C’est une recette qui peut servir aussi à enlever des services à la population sans qu’elle ne s’en rende compte. On y va en hypocrite, petit à petit, on fait 3 pas en arrière puis un en avant, de sorte qu’on recule constamment sans que ça paraisse trop.

La poule plumée

Pour que la méthode fonctionne, bien il faut y aller avec douceur, il faut même que ce soit les bénéficiaires qui se désintéressent d’un service autrefois performant. C’est ici que la méthode de la poule plumée prend tout son sens.

Supposons qu’on veuille fermer une institution quelconque, comme un hôpital par exemple. On y va à long terme, en écoeurant le peuple au maximum. On enlève des services un à un, lentement sans que personne ne s’en rende compte vraiment, comme on plume une poule, une plume à la fois.

Puis un jour vient où les gens se rendent compte que leur hôpital n’est plus vraiment utile et qu’il ne dispense plus que des soins mineurs à la population. À ce moment, on peut la fermer sans trop de steppettes de la population, et ça se fait en douceur.

Crise à l’hôpital Notre Dame de Fatima

On n’a plus d’anesthésiste à l’hôpital Notre Dame de Fatima à la Pocatière. Le député du coin dit travailler très fort pour trouver une solution au problème, sauf que le problème perdure depuis 1 an et on est toujours au stade de la recherche.

Cet été le bloc opératoire sera fermé pendant 3 semaines. Ne soyez pas malade durant ce temps. Une simple appendicite sera transférée à l’hôpital de Rivière-du-Loup. Même chose si vous êtes enceinte et en contraction…Rivière-du-Loup. Une dame âgée à qui on ne trouve pas la veine pour lui administrer son médicament… Rivière-du-Loup pour qu’un anesthésiste lui installe une voie veineuse.

Une plume à la fois

Toutes ces mesures ne sont que pour 3 semaines… pour l’instant, ça commence toujours ainsi… une plume à la fois. Saviez-vous que l’hôpital de La Pocatière devra bientôt se passer de pneumologues. Il faudra se rendre à Rimouski pour en voir un, une autre plume de moins.

Pendant de nombreuses années, on a stabilisé des patients à l’hôpital Notre Dame de Fatima… ça ne se fera plus, on les enverra à Rivière-du-Loup pour être stabilisés et ensuite à Québec, une autre plume de moins.

Il y a déjà eu un directeur général à La Pocatière, un trésorier aussi, bref un conseil d’administration qui faisait fonctionner l’hôpital… aujourd’hui tout est centralisé, une autre plume de moins.

Se prendre en main

On a déjà perdu passablement d’acquis dans l’ancienne circonscription de Kamouraska, on a qu’à penser au CHSLD Thérèse Martin de Rivière-Ouelle pour ne nommer que celui-là. Il est temps de se lever et de se tenir debout, si on ne veut pas perdre le peu qui nous reste.

C’est fini le temps où l’on prenait les électeurs pour des caves à qui on pouvait faire croire n’importe quelle ineptie. Une marche est organisée pour dimanche le 7 mai à 13 heures. Départ devant le CEGEP pour se terminer en face de l’hôpital Notre Dame de Fatima. Il faudra être nombreux si on veut être écouté…

Billos

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