Notre merveilleux système électoral

La proportionnelle, ça vous dit quelque chose? C’est un nouveau système de scrutin qui pourrait nous être proposé un jour. À peu près tous les politiciens en ont parlé un jour ou l’autre. Ils en parlent surtout quand ils sont dans l’opposition et qu’ils ont peu de chance de prendre le pouvoir. Gabriel Nadeau-Dubois en a parlé lors du dernier congrès de Option National.

Même Trudeau en a parlé durant la dernière campagne électorale. Mais surprise, Justin Trudeau devait être porté au pouvoir avec une majorité écrasante. M. Trudeau était allé jusqu’à déclarer que c’était la dernière élection tenue en vertu de ce système. La prochaine fois qu’on voterait ce serait différent. Aussitôt élu, cette promesse a pris le bord. La priorité est allée du côté de la légalisation du pot.

Notre système électoral

Le système qui nous désert actuellement est un système nominal à un tour. Ce moyen d’élire nos dirigeants nous a été légué par l’Angleterre et fonctionnait très bien quand nous avions seulement 2 partis en lice.

Aujourd’hui, avec 5 partis politiques au Québec, ça ne fonctionne plus. La preuve en est que les gouvernements sont toujours élus par une minorité, moins de 50 % des votes. C’est un non sens.

La proportionnelle

Il existe plusieurs manières d’exercer la proportionnelle. Avec ce mode de scrutin les partis politiques obtiennent les sièges au parlement selon le pourcentage du vote qu’ils ont reçu, ce n’est plus le nombre de circonscriptions qui compte. Ce modèle est beaucoup plus représentatif de la réalité et on ne peut plus jouer en trafiquant la carte électorale.

Comme c’est le pourcentage des voix exprimées qui compte, tous les votes sont importants contrairement au système actuel où les suffrages des perdants ne comptent pas.

Avantages

Les avantages sont nombreux, car en plus de comptabiliser tous les votes, la proportionnelle fait en sorte que le nombre de sièges est réparti de façon beaucoup plus serrée. Bref, elle ne favorise pas la partisannerie politique. Au contraire elle force les partis à discuter, à s’entendre pour le bien des électeurs.

En somme, c’est comme si on avait un gouvernement minoritaire permanent. Comme avec cette méthode il est pratiquement impossible de se faire élire majoritaire, la discussion et les compromis seraient de mise pour gouverner.

Le pouvoir divisé

Autrement dit, tous les partis politiques auraient un petit bout de pouvoir à exercer. Mais comme ils veulent tous, tout le pouvoir pour eux seuls, ils ne changeront jamais le système. N’oublions pas que lorsque rendu au pouvoir c’est le système actuel qui les a favorisés. Il leur a permis de se faire élire avec moins de 50 % des suffrages exprimés, donc une minorité.

Billos

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